Condition de la femme dans la Rome antique

Publié le par Louise

La coutume romaine donnait originellement le même statut aux femmes que celui des enfants: elles étaient soumises au chef de famille (pater familias en latin, parfois en un seul mot paterfamilias), qu'il soit père ou mari, de la même manière qu'un enfant. Elles étaient destinées à être femme et mère. Ce cadre était en fait religieux. Sortir de ce cadre, comme par exemple commettre un adultère, c'était se révolter contre les dieux du foyer. Une fois veuve ou divorcée, la femme rentrait au domicile du père toujours pour honorer les dieux du foyer. Dans l'hypothèse où la femme devait ou choisissait de rester seule, elle ne dépendait plus des dieux du foyer et par conséquent pouvait faire les mêmes choses qu'un homme libre.

Chez les plus riches, le mariage était en général arrangé pour des raisons sociales et économiques. Les filles étaient mariées très jeunes, entre 12 et 14 ans. Le mari, supposé prendre soin de sa femme, était en général un peu plus âgé et d'une condition sociale égale ou supérieure à celle de l'épouse. À leur mariage, elles ne changeaient pas de gentilice. En public, les romaines tentaient d'incarner beauté et dignité. La monogamie était de règle.

Certaines filles étaient destinées à devenir vestale. Elles étaient choisies pour ce rôle à l'âge de 6 ans. Selon une tradition que les Romains faisaient remonter à l'enlèvement des Sabines, les Patriciennes sont dispensées de tout travail domestique ou agricole, excepté de filer la laine et d'élever les enfants.


Si l'on regarde le côté juridique, la femme dans l'antiquité romaine est livrée sans défense au despotisme de son mari qui a droit de vie ou de mort sur elle. Elle n'échappait à la tyrannie de son époux ou de son père qu'à sa mort. Mais regardons la dans la vie courante. La femme de l'antiquité romaine est une matrone, une mère de famille vénérée des esclaves, des enfants, respectée par son mari et maîtresse dans sa maison. Une place d'honneur lui était réservée au théâtre, aux fêtes, aux repas. Le consul se rangeait sur son passage. Comme son époux, elle offrait des sacrifices aux dieux lares (dieux du foyer). La femme de l'antiquité romaine avait la gestion des travaux intérieurs des esclaves, dirigeait l'éducation des enfants et partageait avec son mari l'administration du patrimoine. Dans la maison on l'appelait "Domina". La femme de l'antiquité romaine avait même le droit de former des associations avec des chefs élus. Les romains regardaient le mariage comme le mélange de 2 vies. Tout devait donc être commun entre les époux, introduisant un principe d'égalité dans la famille. Une antique formule voulait qu'en franchissant le seuil de son foyer la mariée dise à son mari : "ubi tu Caïus, ibi ego Caïa " (là où toi tu es maître, moi je vais être maîtresse).




 


Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner

http://fr.wikipedia.org/wiki/Classes_sociales_dans_la_Rome_antique#Les_femmes[center]
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Publié dans Vies d'autrefois

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Très bonne doc, merci!
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